Artisans d'Ecosse : rencontre avec Araminta Campbell
Tweed designer Araminta Campbell - Photo : Ciara Menzies Photography

Tweed designer Araminta Campbell - Photo : Ciara Menzies Photography


Niché au cœur du quartier portuaire de Leith, l’atelier d’Araminta Campbell regorge de trésors, conçus dans le souci du détail et en accord avec les traditions ancestrales de l’Ecosse. E-City Chauffeur vous propose une rencontre hors du commun avec une artiste exceptionnelle, pour un moment d’échange privilégié.

Araminta est une personne animée par la passion, soucieuse de fournir un produit à la qualité exceptionnelle. Elle est aussi et surtout amoureuse de son pays et de ses paysages, qu’elle intègre avec talents dans ses motifs. Nous ne pouvions que la rejoindre dans sa démarche et lui poser quelques questions.


Tout d’abord, qui est Araminta Campbell ?

Je suis une artiste, conceptrice et fondatrice d’Araminta Campbell. J’ai grandi dans le nord-est de l’Ecosse et je vis aujourd’hui à Edimbourg. J’ai effectué une formation pour devenir brodeuse et ai obtenu un diplôme de en arts du textile à l’université Manchester Metropolitan en 2011. J’ai toujours eu cette passion pour tout ce qui touche aux textiles, à la nature et aux grands espaces. C’est dans les campagnes de mon enfance que je puisse l’inspiration de mes motifs.

Qu’est ce qui vous a poussée à lancer votre propre entreprise ?

Après avoir obtenu mon diplôme, j’ai pu effectuer un stage au sein d’une grande entreprise de tissage, et j’ai réalisé que je n’y étais pas à ma place. Je n’arrivais pas à faire le lien entre la conception des motifs et le processus de tissage. Je voulais plus de liberté, j’avais envie de faire bouger les lignes créatives afin de concevoir des motifs qui seraient à la fois un défi technique, mais aussi plus imaginatifs. Il n’existait pas à l’époque d’entreprise offrant ce potentiel créatif dans le domaine, alors j’ai décidé de créer la mienne.

Pourriez-vous nous en dire plus sur l’histoire de votre entreprise ?

Au départ, j’ai établi un petit atelier de tissage dans l’Aberdeenshire, avant de déménager à Edimbourg et de fonder Araminta Campbell Limited en 2014. Si la structure de l’entreprise a évolué au cours des années, ma vision pour Araminta Campbell est toujours restée la même : de créer une marque de luxe, reconnue sur le plan international pour son talent artistique et pour la qualité de nos créations.

Aujourd’hui, nous nous spécialisons dans la création de pièces uniques en laine d’alpage britannique, tissées entièrement à la main dans notre atelier à Edimbourg. La Signature Collection est une ligne d’écharpes, de châles et de couvertures, créés entièrement à la main comme s’ils étaient des œuvres d’art uniques.

Notre collection MINTA développe une offre de décoration intérieure avec coussins et couvertures inspirées par les paysages écossais et tissés en laine d’alpaga britannique dans une de nos fabriques ici en Ecosse.

Nous proposons aussi un service de création de tweed et de tartan personnalisés, sous l’appellation Heritage, et qui permet au clients de créer des motifs uniques pour leurs intérieurs, leur habits et accessoires. Nous travaillons avec des domaines écossais, des tailleurs, des marques de luxe et plus récemment, en partenariat avec des hôtels haut de gamme tels que le Fife Arms à Braemar et le Fingal, un hôtel flottant à Edimbourg.

Notre histoire est absolument centrale dans tout ce que nous accomplissons et dans les œuvres que nous nous attachons à créer. Qu’il s’agisse d’un tweed sur mesure inspiré par les paysages écossais ou une écharpe artisanale tissée à partir d’une unique toison d’alpaga provenant de la région des Borders, chaque pièce est bien plus qu’un produit, ce sont des sujets de conversation.

A quoi ressemble une journée-type dans votre atelier ?

Au sein de l’atelier, chaque jour est différent. Cela dépend vraiment des projets en cours. Nous sommes une équipe de 5 personnes : moi-même Araminta, Corine notre tisseuse à plein temps, Lucy notre responsable clientèle, Kelsey notre responsable marque et John, le responsable de la production. Nous avons aussi deux chiens, nos mascottes, Piccolo et Pocket. Notre équipe est très soudée, car chacun a ses champs d’expertise et il est toujours important de reconnaitre ce que nous pouvons accomplir ensemble grâce aux talents et aux perspectives de chacun et de chacune. Ma journée consiste le plus souvent à concevoir des motifs, discuter avec les clients, et à développer de nouveaux concepts de produits, tout en réfléchissant aux prochaines étapes de la vie de l’entreprise.

 
L’équipe d’Araminta Campbell, en compagnie de Piccolo et de Pocket.

L’équipe d’Araminta Campbell, en compagnie de Piccolo et de Pocket.

 

Combien de temps s’écoule entre votre idée de départ et le produit fini ?

Il est toujours difficile de savoir à quel moment l’idée va germer, car une grande partie du processus créatif se passe dans notre subconscient. Souvent, un détail dans la nature va retenir mon attention, comme un paysage en particulier, et je vais y repenser jusqu’à ce qu’un motif émerge. Une fois cette idée initiale identifiée, je la développe et l’affine jusqu’à obtenir un résultat satisfaisant.

L’étape suivante consiste à commander les pelotes pour le tissage. Nous nous procurons de la laine d’alpaga britannique auprès de fermes basées au Royaume-Uni. La laine doit être filée avant de pouvoir être tissée, et la tonte des alpagas n’a lieu qu’une fois par an. Ils nous est essentiel de pouvoir planifier nos besoins très en avance ! Pour nos tweed et tartans personnalisés, nous travaillons avec quelques fournisseurs de laine britannique, mais il nous arrive parfois d’avoir recours à une teinture afin d’obtenir la couleur parfaite.

Le tissage a proprement parler et les finitions ne sont que l’étape finale de ce processus. Selon la technique de tissage et l’utilisation ou non d’une machine, la durée peut varier. Pour un motif particulier, en moyenne, il faudrait plus ou mois 6 mois entre l’idée initiale et le produit final. Mais, si l’on s’intéresse à toutes les étapes, dont certaines qui requièrent un matériel traditionnel assez ancien, tout prend son sens. Après tout, tout vient à point à qui sait attendre !

Quelles sont vos inspirations ?

 Les paysages écossais sont mon inspiration principale, sûrement parce que c’est là-bas que je me sens le mieux. De partir en randonnée, d’aller explorer les Highlands, ou de passer une après-midi dans la Royal Deeside où j’ai grandi est toujours la plus belle des sources d’inspiration. Je vois en permanence de nouvelles idées de motifs dans les couleurs de ces régions. D’une certaine façon, mes origines écossaise influencent mon travail : l’industrie textile est ici quasi millénaire, et c’est dans cette riche histoire que je puisse mon expertise.

Qu’est ce qui vous a donné envie d’ouvrir les portes de votre ateliers aux visiteurs ?

J’ai toujours souhaité que mes créations puissent faire le lien entre le processus créatif et le savoir-faire de l’artiste. Il existe tellement de produits que nous achetons, et dont nous avons complètement oublié l’histoire : personne ne sait où tel produit est fabriqué, ou qui l’a fabriqué. En ouvrant notre atelier, nous avons la chance de pouvoir montrer le processus de tissage, de décrire les inspirations d’un motif et de présenter aux visiteurs les artistes derrière le produit. C’est une chose rare de nos jours, et les clients peuvent constater d’eux-même le soin et la passion apportés dans le tissage d’une étoffe, tout en s’informant sur l’histoire de l’industrie textile en Ecosse.

De quoi êtes-vous la plus fière ?

D’être le témoin du moment où un ou une cliente tombe amoureuse d’une de mes créations. C’est un tel honneur de voir à quel point quelque chose que j’ai crée puisse être tant apprécié par une autre personne.

Mon plus grand moment de fierté cette année fut l’inauguration de l’hôtel Fife Arms à Braemar, et d’y voir que Sa Majesté le Prince Charles y admirait les tweed et tartan que j’avais créé spécialement pour cet établissement ! C’était un projet tellement exceptionnel, où l’accent à été mis sur l’artisanat local et la provenance des produits, avec une attention au détail absolument inégalée.

Enfin, dernière question : vers quel lieu aimez-vous vous échapper en Ecosse ?

J’ai passé beaucoup de mes vacances en famille sur l’île de Mull, à l’ouest de l’Ecosse. C’est un lieu magnifique et où le rythme de vie est bien plus doux. Il y a deux ans, mon futur mari m’a fait sa demande en mariage sur Ardanalish Bay, au sud de l’île. Ce lieu aura toujours une place à part pour moi.

Une des belles plages du sud de l’île de Mull - Photo : Nicolas Loisel

Une des belles plages du sud de l’île de Mull - Photo : Nicolas Loisel


E-City Chauffeur vous propose une expérience unique à Edimbourg, à la rencontre des artisans d’Edimbourg. Araminta vous accueille, sur rendez-vous, pour vous faire découvrir son atelier, vous parler de sa démarche et vous proposer un moment d’échange privilégié lors de votre séjour en Ecosse. Pour plus d’informations et pour organiser cette rencontre, contactez-nous au +44 131 2100 114, ou via notre formulaire de contact sur notre site. A très bientôt en Ecosse.

Nicolas Loisel
Découvrir l'architecture écossaise
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Hello, World!


Cobble Tales et E-City Chauffeur lancent une collaboration en 2019, afin de proposer une expérience à la fois unique et originale en Ecosse : un circuit privé et personnel à la découverte des merveilles architecturales de la région de Fife (au nord d’Edimbourg) et de la ville de Dundee.

Si l’Ecosse est une destination proposant l’évasion, le retour aux sources et la communion avec la nature, elle n’en reste pas moins un pays riche et foisonnant , par ses Arts, sa littérature mais aussi et surtout par son architecture.

Explorez et découvrez des sites remarquables en compagnie de votre guide spécialisé et de votre chauffeur personnel, le tout à bord d’une magnifique berline Tesla Model S entièrement électrique. Olga de Cobble Tales, co-conceptrice de ce circuit, est l’auteure de cet article de blog, et vous en dit plus ci-dessous sur cette excursion exceptionnelle.

Pour plus d’informations, contactez-nous par courriel : info@e-citychauffeur.com ou hello@cobbletales.com.


FIFE ET DUNDEE : DES COTTAGES ÉCOSSAIS AUX « STARCHITECTES ».

Par Olga Gogoleva de Cobble Tales

Pour ces amoureux de l’architecture, souhaitant s’aventurer au delà d’Edimbourg, la route côtière de Fife permet une magnifique excursion, grâce à un mélange grisant de styles historiques et de « starchitecture » à la pointe des nouvelles techniques.

Le Pont de la Forth

Le passage le long de ce pont ferroviaire, mastodonte de la décennie 1890, est l’un des moment fort d’un trajet vers la région de Fife. Aujourd’hui reconnu au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce dernier fût une étape marquante dans l’innovation des techniques de construction, à l’heure du développement du voyage en train. Les célèbres tons ocres industriels de ses structures de taille variable donnent à l’édifice une certaine élégance et une grâce au dessus de ses bases de granite.

L’architecture baronniale écossaise


Plus au Nord, les petits villages côtiers tels que St Monans et Crail offrent de charmantes balades au grés de rues pittoresques et de ports fascinants.

La plupart des bâtisses de Crail sont protégées, donnant ainsi au visiteur la sensation de soudain se retrouver au 17ème siècle. Le 21ème siècle n’a quasiment pas laissé d’empreinte le long des ruelles ponctuées de cottages aux ravalements blancs et aux pignons à gradins.

On peut le constater à Crail, la texture grossière de ces ravalements traditionnels écossais fût enlevée de la majorité des bâtisses, laissant la pierre de grès nue face aux éléments. Là où ils ont été préservés, ou appliqués de nouveau, cet enrobé blanchâtre fait ressortir les reliefs de ces formes écossaises, notamment lorsque le soleil y dessine de belles ombres.

L’on peut trouver un parfait exemple de cette technique au Golf Hotel, un bâtiment protégé, où la fonction de la tour d’escalier est exprimée par un volume encorbellé au dessus de la rue. De belles décorations en pierre de taille étaient fréquemment utilisée pour encadrer les ouvertures et pour servir de pierres angulaires. Sur certaines bâtisses, notamment à St Monans, les habitants cherchant à égayer leur environnement ont peint ses détails dans des couleurs vives, ajoutant au caractère pittoresque du lieu et délaissant un peu la précision historique.

A St Monans et à Crail, observez les autres éléments traditionnels comme les tourelles de coin aux toits coniques, les pierres datées et les « skewputs » ornés.

Les pavillons « Maggie’s Centres »

En passant par la petite ville de Kirkcaldy, il est aisé de faire un court détour pour y découvrir le Maggie’s Centre de Zaha Hadid, recroquevillé sous une allée d’arbres, à côté d’un imposant hôpital. Les surfaces sombres des extérieurs y sont presque une extension de l’asphalte du parking, faisant presque office d’alcôve protecteur de intérieur lumineux et sensible du pavillon. Les murs se replient pour devenir des plafonds, le tout à l’intérieur de cette enveloppe d’asphalte.

L’expérience de cet environnement hospitalier est accentuée par les surfaces tranchantes de l’extérieur, créant ainsi un puissant sentiment de contraste lorsque l’on pénètre dans l’univers totalement différent à l’intérieur, un monde d’espaces lumineux aux formes sensuelles, orné de colonnes de lumières et créant un sentiment d’espoir chaleureux. Le personnel, lui aussi accueillant, sera toujours heureux de proposer une visite informelle au visiteur occasionnel.

Particularité de la plupart des pavillons « Maggie’s Centres », la baies vitrées donnent directement sur un jardin paysager, dans le but de contribuer au bien-être mental des patients et de leurs familles. « Les expériences de l’espace peuvent élever l’esprit », selon Zaha Hadid.

En contraste avec le pavillon de Kirkcaldy, le pavillon « Maggie’s Centre » de Dundee siège seul, isolé au cœur du paysage. Suite à une demande personnelle de Charles Jencks, architecte paysager, critique architectural et veuf de Maggie Jencks, l’architecte Frank Gehry a produit ici son premier bâtiment au Royaume-Uni. Il s’agissait alors du plus récent des pavillons « Maggie’s Centre », une structure amenée à contribuer à la renommée mondiale de Maggie’s et qui lança une succession de projets liés aux « starchitectes ».

La tour, évocation des pigeonniers écossais, se détache sur le paysage. Exemple d’un modernise baroque modéré de Gehry, le pavillon offre un espace plus calme que la plupart des bâtisses ayant rendu Gehry célèbre. Le tout étant bien entendu organisé pour créer un environnement agréable.

A l’intérieur de ce cottage blanc, les poutres de bois élancées, et soutenant le toit ondulé, changent constamment d’angle, offrant ainsi un espace au caractère domestique. Comme pour tous les « Maggie’s Centres », l’espace se concentre autour de la table de la cuisine, où les interactions sociales auront lieu, par exemple à l’heure du thé. Les vues s’orientent vers un labyrinthe paysager dessiné par Arabella Lennox Boyd en s’inspirant de la cathédrale de Chartres et de la sculpture « Another Time X ».

Depuis le jardin, on découvre l’intention première de Gehry : produire une bâtisse rendant hommage aux constructions basses traditionnelles (« But’n’Ben »).


Le Musée V&A de Dundee

Le nouveau Musée V&A de Dundee, conçu par l’architecte japonais Kengo Kuma, est un étape incontournable en Ecosse pour tout amateur d’architecture.

Partie intégrante du programme de régénération des rives de Dundee, le premier musée du design en Ecosse produit une nouveau lien entre la ville et le fleuve de la Tay, en allongeant, étirant et pliant ses formes au dessus de l’eau. Le vide entre les deux volumes du bâtiment marque l’entrée de la promenade le long de la Tay, mettant en scène un moment marquant de la découverte des extérieurs du musée.

Les murs inclinés, mis en relief par les blocs de bétons in situ, invitent et accueillent les visiteurs.

Inspirés des falaises des îles Orcades, les façades arborent des dalles de béton préfabriquées, agencées par couches successives et à angles variés. En effet, on a la sensation de s’approcher d’une falaise lorsque l’on entre dans ce musée. Dans le foyer, les panneaux de bois créent un espace apaisé, s’élevant vers ce que Kuma appelle « le salon pour la ville ». Le musée propose une exposition permanente ainsi qu’un espace dédié aux expositions temporaires sur le design.

Avec un tel éventail de bâtiment marquants à découvrir, E-City Chauffeur propose une excursion idéale autour de Fife et de Dundee, à bord d’une magnifique berline électrique.

Contactez-nous pour en savoir plus et pour découvrir l’architecture de Fife et de Dundee à bord d’une Tesla Model S. Ce circuit architectural sera une expérience unique et personnelle en Ecosse.

Pour plus d’information sur les sites remarquables de Fife, visitez le suite suivant t http://www.welcometofife.com/lovefifearchitecture.

Nicolas Loisel
«Leave no trace », pour un voyage sans impact
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Photo - Kevin Borrill

En août dernier, des habitants de l’île de Skye, réunis en association, ont investi le « Fairy Glen », ou « Vallée des fées », un lieu touristique populaire, afin d’en retirer les innombrables tas de pierre installés par les visiteurs au fils des années.

Cette action pour le moins radicale et quelque peu impopulaire émanait en réalité d’une opposition grandissante : d’un côté, il n’est pas nouveau pour les touristes de chercher à marquer leur passage sur un lieu dont la beauté et la « magie » inspirent, afin de dire au monde qu’ils « étaient là ». De l’autre, les résidents et amoureux de la nature nous interpèlent sur la nécessité de conserver des sites naturels comme le Fairy Glen en l’état, attirant notre attention sur les dangers d’érosion, mais aussi pour les personnes, liés au déplacement de ces pierres.

Quoi qu’il en soit, l’Ecosse est une destination plus que jamais populaire, figurant régulièrement parmi les plus beaux pays de monde (encore mentionnée récemment dans le « 2019 Best in Travel » du guide Lonely Planet). Mais l’Ecosse est un petit pays, sa beauté naturelle est menacée si nous y déposons tous notre trace.

Ailleurs, à Paris on retire les cadenas d’amour du Pont des Arts. En Thaïlande, la plage de Maya Bay, sur l’île de Ko Phi Phi Leh, célèbre décor du film « La Plage » de Danny Boyle, est désormais intégralement fermée au visiteurs, et ce jusqu’à nouvel ordre afin de permettre à sa faune et à sa flore de se régénérer.

J’ai récemment entendu parler d’une initiative nommée « Leave no trace » aux Etas-Unis, (en français, « Ne laisse aucune trace »), un programme visant à inciter les visiteurs des parcs nationaux américains à réduire l’impact des activités touristiques et de loisirs sur l’environnement naturel. Parmi les principes éthique qu’il s’attache à promouvoir, ce programme nous incite notamment à ne produire aucune trace numérique de notre passage, en évitant par exemple l’ajout de tags géographiques sur nos publications Instagram.

Sur ce sujet, je vous recommande le très court documentaire ci-dessous, crée par l’excellente chaîne Youtube VOX, et intitulé « Que se passe-t’il quand la nature devient virale ? » (sous-titré).

Ainsi, si vous projetez de visiter cette belle Ecosse, et je ne peux que vous y encourager, il est plus que jamais essentiel de garder cette idée ne laisser aucune trace à l’esprit, pour un voyage à l’impact le plus réduit possible.

Ne pas laisser de trace, c’est :

  • Ne pas déplacer les pierres et autre éléments sur les sites naturels.

  • Ne pas s’aventurer en dehors des chemins de randonnée pour ne pas déranger la faune sauvage ni détériorer la flore.

  • Emporter l’ensemble de ses déchets avec soi, et les recycler autant que possible.

  • Se renseigner sur les musées, visites, hôtels et opérateurs certifiés « Green Tourism », tels que E-City Chauffeur. Ces derniers sont tenus d’adhérer à des pratiques environnementales strictes visant à proposer un tourisme des plus durables.

  • Eviter d’apposer un tag géographique aux photos publiées sur les réseaux sociaux comme Instagram. La popularité de l’Ecosse vient aussi de ses mystères et de ses légendes, et dans un monde où la connaissance est au bout de nos smartphones, il est plaisant de se dire que l’Ecosse regorge encore de secrets. Il serait dommage de tous les dévoiler.

N’hésitez pas à nous contacter et à nous faire part de vos impressions et de vos idées quant à cette problématique. Une approche touristique plus responsable est aujourd’hui nécessaire, en Ecosse et ailleurs. Dans le cadre de notre engagement pour un voyage durable et de notre certification « Green Tourism Gold », nous sommes attachés à promouvoir un voyage à l’impact le plus réduit possible lors de nos circuits en Ecosse.

Nicolas Loisel
Visites en français à Edimbourg
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Photos : Tim Martin

Si elle compte un quartier résidentiel nommé « Little France », aux abords du château de Craigmillar, la capitale écossaise s’avère aussi une foisonnante petite enclave francophone au sein de ce beau pays. Et oui, à Edimbourg, adieu les visites guidés basiques et ennuyeuses ! Et bienvenue aux circuits originaux et activités mémorables. Le tout en français !

E-City Chauffeur - Circuits privés et sur mesure en Tesla

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Votre serviteur ! Découvrez Edimbourg, les Highlands et les secrets de l’Ecosse en compagnie d’un guide passionné, et à bord d’une magnifique Tesla Model S. Certifiée « Green Tourism Gold », l’entreprise s’attache avant tout à proposer des circuits respectueux des paysages de l’Ecosse et à promouvoir des pratiques responsables.

Circuit découverte d’Edimbourg en berline électrique premium Tesla - 4h - 195£

Cobbles Tales - Circuits architecturaux

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« Cobbles », ce sont les « pavés » en français. Sous les pavés d'Edimbourg, maintes histoires et anecdotes se cachent au creux de l'architecture unique de la vieille ville. Proposant un circuit guidé à pied à travers les rues et allées centenaires, et animé par un guide spécialiste, Cobbles Tales s'attache à proposer un vision globale de l'histoire des bâtiments de la ville, en les replaçant dans leur contexte historique et social. Fascinant, ludique et enrichissant.

Sur les traces d'Harry Potter avec Sarah de French Kilt

C'est encore Sarah et son éloquence légendaire qui décrieront le mieux cette belle visite sur les pas du célèbre magicien :  « C’est à Edimbourg que J. K. Rowling a écrit les aventures de Harry Potter, et la ville en a précieusement gardé les souvenirs. Lors de notre visite, nous traverserons le centre-ville à la recherche des lieux qui ont inspiré la romancière pour créer l’univers magique de Harry Potter. Nous irons de château en tombe mystérieuse et vous pourrez même poser vos mains dans celles de J. K. Rowling. N’oubliez pas votre baguette magique ! »

Inspired By Scotland

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Richard et Quentin sont deux passionnés inspirés par l'Ecosse. Ils vous proposent de faire de votre séjour à Edimbourg un moment privilégié pour d'authentiques rencontres. Une dégustation de charcuteries écossaises, fromages locaux dans une micro-brasserie, cela vous tente ? Et qui n'a pas rêvé d'arpenter les rues de la capitale lors d'un circuit gastronomique ? Et le soir, une rencontre avec une joueur de cornemuse, dans un atelier de kilt, le tout couronné d'une dégustation de whisky... Que demander de plus ?

Secrets d’Edimbourg - A travers les « closes » et ruelles cachées de la capitale

En compagnie de Katia, guide conférencière, découvrez Edimbourg et ses secrets. Katia vous propose de découvrir les endroits emblématiques mais aussi les lieux moins connus de la Vieille Ville et de la Nouvelle Ville ; plusieurs visites sont ainsi possibles. Le riche patrimoine historique et culturel d’Édimbourg a beaucoup a vous offrir ! Une visite passionnante et des anecdotes à foison vous attendent.

Hi Amy - Expériences insolites et visites fantômes

Amy vous accueille pour des visites insolites, conçues comme des expériences à part entière. Ces parcours interactifs, le long des méandres des ruelles d’Edimbourg, vous emmène sur les traces des fantômes de la capitale écossaise. Qui osera franchir cette porte à la limite entre le monde des vivants et des morts ? Donc soyez prêts, soyez braves, une chose est sûre : vous ne ressortirez pas indemnes de ce tour !

Tours & Détours d’Edimbourg

Karine, dans les rues de la vieille ville, saura vous conter les maintes anecdotes historiques parsemées aux recoins des « closes », ces petites ruelles où autrefois s'entassaient la population de la capitale. Le passé rencontre le présent, éclairé par le siècle des Lumières écossaises. Visites privées possibles. 

Ooh My World - Boutique de voyages

Au delà d'Edimbourg, n'oubliez surtout pas d'aller faire un petit tour vers les Highlands, les hautes terres d'Ecosse. Ooh My World, vous propose des auto-tours avec itinéraires crées sur mesure par une passionnée de l'Ecosse. A souligner une excellente démarche environnementale, visant à la promotion d'un tourisme responsable, s'attachant aux respect des lieux. Ooh My World reversera d'ailleurs le montant de ses bénéfices à une association caritative locale, afin de préserver le patrimoine de l'Ecosse. 

Un peu d'inspiration... s'il en manquait.

Visionnage impératif, cet épisode de l'émission « Echappées Belles » achèvera de vous convaincre de visiter notre beau pays.

Nicolas Loisel