«Leave no trace », pour un voyage sans impact

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Photo - Kevin Borrill

En août dernier, des habitants de l’île de Skye, réunis en association, ont investi le « Fairy Glen », ou « Vallée des fées », un lieu touristique populaire, afin d’en retirer les innombrables tas de pierre installés par les visiteurs au fils des années.

Cette action pour le moins radicale et quelque peu impopulaire émanait en réalité d’une opposition grandissante : d’un côté, il n’est pas nouveau pour les touristes de chercher à marquer leur passage sur un lieu dont la beauté et la « magie » inspirent, afin de dire au monde qu’ils « étaient là ». De l’autre, les résidents et amoureux de la nature nous interpèlent sur la nécessité de conserver des sites naturels comme le Fairy Glen en l’état, attirant notre attention sur les dangers d’érosion, mais aussi pour les personnes, liés au déplacement de ces pierres.

Quoi qu’il en soit, l’Ecosse est une destination plus que jamais populaire, figurant régulièrement parmi les plus beaux pays de monde (encore mentionnée récemment dans le « 2019 Best in Travel » du guide Lonely Planet). Mais l’Ecosse est un petit pays, sa beauté naturelle est menacée si nous y déposons tous notre trace.

Ailleurs, à Paris on retire les cadenas d’amour du Pont des Arts. En Thaïlande, la plage de Maya Bay, sur l’île de Ko Phi Phi Leh, célèbre décor du film « La Plage » de Danny Boyle, est désormais intégralement fermée au visiteurs, et ce jusqu’à nouvel ordre afin de permettre à sa faune et à sa flore de se régénérer.

J’ai récemment entendu parler d’une initiative nommée « Leave no trace » aux Etas-Unis, (en français, « Ne laisse aucune trace »), un programme visant à inciter les visiteurs des parcs nationaux américains à réduire l’impact des activités touristiques et de loisirs sur l’environnement naturel. Parmi les principes éthique qu’il s’attache à promouvoir, ce programme nous incite notamment à ne produire aucune trace numérique de notre passage, en évitant par exemple l’ajout de tags géographiques sur nos publications Instagram.

Sur ce sujet, je vous recommande le très court documentaire ci-dessous, crée par l’excellente chaîne Youtube VOX, et intitulé « Que se passe-t’il quand la nature devient virale ? » (sous-titré).

Ainsi, si vous projetez de visiter cette belle Ecosse, et je ne peux que vous y encourager, il est plus que jamais essentiel de garder cette idée ne laisser aucune trace à l’esprit, pour un voyage à l’impact le plus réduit possible.

Ne pas laisser de trace, c’est :

  • Ne pas déplacer les pierres et autre éléments sur les sites naturels.

  • Ne pas s’aventurer en dehors des chemins de randonnée pour ne pas déranger la faune sauvage ni détériorer la flore.

  • Emporter l’ensemble de ses déchets avec soi, et les recycler autant que possible.

  • Se renseigner sur les musées, visites, hôtels et opérateurs certifiés « Green Tourism », tels que E-City Chauffeur. Ces derniers sont tenus d’adhérer à des pratiques environnementales strictes visant à proposer un tourisme des plus durables.

  • Eviter d’apposer un tag géographique aux photos publiées sur les réseaux sociaux comme Instagram. La popularité de l’Ecosse vient aussi de ses mystères et de ses légendes, et dans un monde où la connaissance est au bout de nos smartphones, il est plaisant de se dire que l’Ecosse regorge encore de secrets. Il serait dommage de tous les dévoiler.

N’hésitez pas à nous contacter et à nous faire part de vos impressions et de vos idées quant à cette problématique. Une approche touristique plus responsable est aujourd’hui nécessaire, en Ecosse et ailleurs. Dans le cadre de notre engagement pour un voyage durable et de notre certification « Green Tourism Gold », nous sommes attachés à promouvoir un voyage à l’impact le plus réduit possible lors de nos circuits en Ecosse.

Nicolas Loisel